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Que ceux ou celles qui n’ont jamais ressenti les effets du stress, ferment cette page de leur navigateur ! 

Vous êtes toujours là ? C’est bien normal. 

Le stress, ça touche tout le monde pour une très bonne raison : c’est un réflexe de survie. Sans lui, l’espèce humaine ne serait sans doute pas dominante sur cette planète.

Si le stress est naturel, me direz-vous, pourquoi est-il si désagréable et source de maux ? Je vous explique tout. 

I- Le stress, on peut lui dire merci… ou pas !

Comme je le mentionnais plus haut, le stress est bénéfique (à la base !)… en tout cas partiellement !
La partie positive concerne tout simplement notre survie, et elle s’appelle « la phase d’alarme ». Deux autres phases suivent celle-ci : la phase de résistance et la phase d’épuisement.

a) La phase d’alarme

Le stress est – dans cette phase – l’allié de notre survie. Il déclenche une réaction de « flight or fight » (fuir ou se battre) face à une agression, quelle qu’elle soit. 

D’où mon parallèle sur l’espèce humaine dans son ensemble : imaginez deux minutes que l’Homme de Cromagnon n’ait pas ressenti de stress face à un tigre à dents de sabre ? Aucune réaction : il se faisait dévorer, et vus nos attributs de défense vs le reste de la faune… Nous n’étions pas tout à fait partis pour être l’espèce la plus redoutable !

Si on prend un exemple davantage en phase avec notre époque, le stress vous fait lever le pied d’un passage pour piétons à l’approche d’un véhicule qui arrive bien trop vite, et que vous n’aviez vu qu’au dernier moment.

Ce qu’il se passe dans notre corps est alors très simple et ultra-rapide : 

  1. nous percevons un stimulus (bruit, odeur, élément dans notre champ de vision…)
  2. notre cerveau le traite et l’identifie comme danger
  3. il va alors déclencher du côté des glandes médullosurrénales (situées dans les surrénales, petites glandes posées sur nos reins) la sécrétion de catécholamines, dont la fameuse adrénaline, mais aussi la noradrénaline. 
  4. Elles se diffusent dans notre corps, boostent notre oxygénation entre autres, et nous permettent de réagir.

Cette phase d’alarme est donc réellement bénéfique.

b) La phase de résistance 

C’est ici que le stress devient un élément bien moins salvateur. 

Lorsque l’exposition à un stresseur dure (travail, environnement personnel, familial…) plus que le temps d’un simple stimulus, une nouvelle hormone est – entre autres – sécrétée : le cortisol.

Cette hormone est naturellement produite en fin de nuit pour nous aider à nous éveiller et à attaquer notre journée (pas besoin de café). Imaginez si la machine s’emballe et que les taux augmentent non-stop ! 

Il faut aussi savoir que cette hormone augmente la glycémie, diminue l’inflammation du corps, mais aussi la réponse immunitaire de celui-ci. L’augmentation de la glycémie est due à la libération de glucose dans le sang, sous l’effet du cortisol pour aider le corps à avoir le carburant nécessaire pour survivre dans cette période d’agression.

Dans cette phase il y a aussi une perte non négligeable de vitamines et d’oligoéléments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme comme les vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12), le calcium, le magnésium, et le zinc.

c) La phase d’épuisement

Sur cette phase, il faut que j’introduise la notion d’homéostasie. C’est tout simplement la capacité de notre corps à se réguler de manière à atteindre un équilibre lui permettant de fonctionner de manière optimale. 

Sous une telle tension prolongée, le corps cesse de pouvoir s’adapter : l’homéostasie est rompue.

Le cortisol a inondé l’organisme qui n’arrive plus à en produire, son taux s’effondre, et les réserves en énergie sont consommées. L’état des personnes qui atteignent et restent dans cette phase se traduit alors un épuisement physique et psychique quasi instantané : la journée se termine malgré un climat stressant permanent, le lendemain impossible de se lever de son lit. 

C’est un état qui met à risque la personne, et peut mener à un burn-out.

Voici un schéma proposé par le CNRS, qui me paraît rassembler tout ce qu’il y a à savoir sur ces 3 phases et leur impact :

II- Les conséquences du stress sur l’organisme

Plusieurs sortes de symptômes sont à noter, et la liste n’est pas exhaustive tant le stress a un rôle prouvé de cofacteur dans énormément de pathologies aujourd’hui. Une étude menée en Suède révèle, par exemple, le lien entre population exposée au stress et apparition de maladies auto-immunes.

Il y a donc les symptômes « visibles » ou facilement identifiables : 

  • État inflammatoire, douleurs musculaires, articulaires
  • Problèmes de peau (eczéma),
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestifs
  • Troubles cardio-vasculaires
  • Maux de tête, fatigue

Ceux qu’on a parfois du mal à relier : 

  • Troubles immunitaires
  • Allergies
  • Mycoses

Ceux qui sont identifiables par nos comportements et nos émotions : 

  • Hyper émotivité, irritabilité
  • Anxiété, angoisse
  • Baisse de la libido
  • État dépressif
  • Diminution confiance et estime de soi
  • Boulimie
  • Alcoolisme, tabagisme
  • Troubles de l’attention, apprentissage, concentration
  • Difficulté à prendre des décisions

III- la naturopathie contre le stress

Ici il est primordial de rappeler qu’il n’y a pas une approche unique, la définition de la naturopathie étant d’agir sur l’individu dans son unicité et dans sa globalité : le programme qui vous sera proposé pour le stress ne sera pas le même que celui de votre voisin. 

a) Stratégies en naturopathie contre le stress

La stratégie naturopathique qui devra être employée (dans le respect de votre terrain et de votre force vitale du moment et d’un éventuel traitement et/ou suivi en cours) pourra être axée sur plusieurs plans : 

  • soutenir les systèmes impactés (nerveux, digestif, immunitaire) par l’apport de nutriments essentiels par exemple
  • regarder de quoi se compose votre alimentation et l’adapter. On pense alors à enrichir le quotidien en aliments riches en oméga-3, en antioxydants…
  • laisser s’exprimer le psychoémotionnel avec des méthodes adaptées
  • aider à décrocher du mental pour s’ancrer à nouveau dans le corps, grâce par exemple au massage Californien, à la méditation,…

b) Quelques outils en naturopathie contre le stress

  • les plantes adaptogènes

Rhodiola, Eleuthérocoque et Schisandra : des mots « compte triple » au Scrabble, certes, mais surtout des plantes très efficaces qui peuvent vous aider à lutter contre le stress tout en stimulant un système immunitaire souvent mis à mal.

  • les minéraux

Comme mentionné plus haut, le magnésium est typiquement le genre de minéral qui va être grillé par le stress. Et on ne peut malheureusement pas en faire de réserve.
Un complément alimentaire riche en magnésium et des aliments qui en contiennent naturellement peuvent vous être proposés.

  • les massages

Être stressé.e, c’est être constamment « dans sa tête ». Des pensées viennent en permanence vous assaillir et il devient impossible de s’en défaire.
Le massage,Californien que je pratique par exemple, va vous permettre le temps d’1h de vous concentrer sur les mains de la thérapeute et non plus sur ce qui se passe dans votre cerveau. Ce massage est également réconfortant, car très enveloppant. Le toucher de la thérapeute est permanent.

En résulte un grand sentiment de détente qui perdure après la séance.

  • les techniques de relaxation

Le souffle court et haut (au niveau de la cage thoracique) est typique des moments de stress, alors que nous devrions utiliser notre ventre pour une respiration apaisée. En travaillant par exemple sur des techniques de respiration comme la cohérence cardiaque ou encore en pratiquant la marche afghane, on peut vite gagner en relâchement général. La méditation, la sophrologie, le qi qong sont aussi des pratiques bénéfiques.

Vous avez le sentiment de souffrir du stress ? Nous pouvons en parler ensemble lors d’une prise de contact par téléphone, d’une consultation au cabinet ou en visio. N’hésitez pas !


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